La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a officialisé le départ de sa cheffe, Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu, qui a regagné son pays dimanche 30 novembre après près de cinq années de mandat à Kinshasa.
Arrivée à la tête de la mission à un moment de fortes tensions sécuritaires et politiques, Bintou Keita laisse derrière elle un parcours mitigé en ce qui concerne la paix, la protection des civils et le soutien aux institutions congolaises.
Pourtant, dans un communiqué publié le lundi 1er décembre 2025, la Monusco salue un leadership « dévoué » et un professionnalisme jugé exemplaire, soulignant que sa vision a contribué à orienter de manière significative l’action de la mission. Quoique la population civile congolaise des zones occupées par les forces rwandaises et ses alliés du M23-AFC, ne retient nullement d’elle l’image « d’un leadership exemplaire. »
Toutefois, sous sa direction, la Monusco affirme avoir poursuivi son appui aux autorités nationales ainsi qu’aux acteurs régionaux et internationaux engagés dans la stabilisation du pays. L’institution onusienne exprime également sa « profonde gratitude » à la diplomate.
Pour éviter toute rupture dans la chaîne de commandement, la mission annonce la mise en place d’un dispositif intérimaire.
Du 1er au 28 décembre 2025, l’intérim est confié à Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint, coordonnateur résident et coordonnateur humanitaire.
Il assumera provisoirement la fonction de chef de mission et la responsabilité des questions de sécurité. À compter de la soirée du 28 décembre, la relève sera assurée par Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe chargée de la protection et des opérations.
La Monusco réitère enfin sa détermination à rester pleinement engagée aux côtés du peuple congolais et de ses institutions dans la mise en œuvre de son mandat, tout en remerciant les médias pour leur collaboration continue.
FM
