Alors que l’interpellation d’Amos Mbayo, président sortant du Comité olympique congolais (COC), alimente de nombreuses spéculations, l’entourage du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, rejette catégoriquement toute implication du ministre dans cette affaire. Il dénonce une « campagne de manipulation honteuse » attribuée à certains médias et à des réseaux proches du milieu sportif.
Selon les proches du ministre, les accusations visant à impliquer Didier Budimbu seraient infondées et relèveraient d’une tentative de détourner l’attention après le processus électoral contesté qui s’est déroulé au sein du COC.
Pour rappel, dans la perspective d’assurer des élections transparentes et conformes aux textes, le ministre des Sports avait suspendu le processus électoral avant son départ pour Rabat (Maroc), où il accompagne les Léopards dans le cadre des barrages qualificatifs à la Coupe du monde.
Cependant, malgré cette suspension officielle, un scrutin a été organisé à Safari Beach puis à l’hôtel Vénus, les 13 et 14 novembre, par le camp du président sortant.
Une démarche qualifiée de « braquage électoral » par certaines sources au sein du ministère.
L’entourage du ministre s’interroge sur la précipitation ayant conduit à la tenue de ce vote malgré la suspension en vigueur.
« Pourquoi ne pas attendre la levée formelle de la mesure par l’Autorité de tutelle ? », s’interroge un collaborateur du ministère, évoquant une situation susceptible de fragiliser le climat au sein du COC.
Le retour de Didier Budimbu au pays est présenté comme un élément clé pour rétablir la sérénité au sein de l’institution olympique.
Par ailleurs, d’autres rumeurs circulent, évoquant une possible interpellation d’Amos Mbayo pour détournement de mineur, une information qui n’a pas encore été confirmée officiellement.
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