Un nouveau round des négociations entre la République démocratique du Congo (RDC) et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) est prévu au courant de la semaine du 6 octobre à Doha, sous la médiation de l’État du Qatar.
Cette annonce a été faite lors de la troisième réunion du Comité mixte de surveillance de l’accord de paix de Washington, tenue mercredi 1er octobre à Washington, aux États-Unis.
Le médiateur qatari a indiqué que les discussions se poursuivraient après un accord sur l’échange de prisonniers, salué par le comité comme un « pas décisif » pour la paix en RDC. Les pourparlers visent à avancer le processus de Doha, jugé essentiel pour la mise en œuvre globale de l’accord de Washington, soutenu par la Commission de l’Union africaine.
Le comité, composé de représentants de la RDC, du Rwanda, des États-Unis, du Qatar, du Togo (facilitateur de l’Union africaine) et de la Commission de l’UA, a également exprimé sa préoccupation face à la montée des tensions à Uvira et Walikale, appelant toutes les parties au calme et à la retenue.
Selon le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, le mécanisme d’échange des prisonniers, déjà signé par les deux délégations, sera rigoureux.
Il exclura notamment les personnes impliquées dans des violations du droit international.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) jouera un rôle central dans l’identification, la vérification et la libération sécurisée des détenus.
Les délégations de la RDC et de l’AFC/M23 négocient à Doha depuis près d’un mois. La rébellion évoque environ 700 prisonniers détenus par Kinshasa.
La mise en œuvre du mécanisme dépendra de l’établissement et de la certification des listes de prisonniers avec l’accord de toutes les parties.
Washington a salué la médiation du Qatar et du CICR et a encouragé les parties à exploiter cette dynamique pour conclure un accord de paix définitif.
Franck Mubeneshay
