Le procès de l’ancien président Joseph Kabila s’est poursuivi ce vendredi 12 septembre 2025 devant la Haute cour militaire, marqué par une décision inattendue : les témoins cités par la République ne comparaîtront plus pour des raisons de sécurité.
Prévue pour être consacrée à l’audition de ces témoins, l’audience a basculé lorsque les avocats de la partie civile ont annoncé leur renoncement.
« Il nous revenait la charge de faire comparaître les témoins, mais il se posait un problème de leur sécurisation. Comme les témoignages sont légions, nous pensons qu’à ce stade, nous pouvons nous-mêmes apporter le développement pour que ce qui est suffisamment établi dans le chef du prévenu rencontre votre conviction au-delà de tout doute raisonnable », a expliqué Maître Richard Bondo, avocat de la République.
Parallèlement, la partie civile a annoncé qu’elle allait revoir à la hausse ses prétentions financières, réclamant désormais 30 milliards de dollars américains de dommages-intérêts, contre 24 milliards initialement.
Joseph Kabila, ancien chef de l’État, est poursuivi pour des infractions graves : participation à un mouvement insurrectionnel, trahison, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, entre autres. La peine capitale a été requise contre lui, dans ce procès inédit qui continue de polariser l’opinion nationale et internationale.
Franck Mubeneshay
