La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) a condamné, ce vendredi, une série d’attaques meurtrières attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Selon un communiqué consulté par l’ACP, ces violences ont coûté la vie à 89 civils, dont au moins 20 femmes, tandis que le nombre d’enfants victimes reste à préciser.
Les attaques ont été menées dans les chefferies de Bapere et de Baswagha, où les ADF ont ciblé plusieurs localités déjà éprouvées par une situation humanitaire précaire.
À Byambwe, à 60 kilomètres à l’ouest de Lubero, 17 civils dont des femmes hospitalisées à la maternité ont été tués à l’intérieur d’un centre de santé géré par l’Église catholique. Quatre salles abritant des patients ont été incendiées, aggravant le bilan matériel et humain.
D’autres localités, notamment Mabiango, Tunarudi, Sambalysa, Thucha et Butsili, ont également été frappées par des abus graves : enlèvements, pillage de fournitures médicales, incendies de maisons et destructions de biens communautaires.
« Les violences commises contre les civils, y compris dans les installations médicales, peuvent constituer des crimes de guerre et des violations graves du droit international humanitaire », a déclaré Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC, cité dans le communiqué.
La Monusco a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et a appelé à la protection urgente des civils dans cette région confrontée à une recrudescence des attaques armées.
La rédaction
