L’Union africaine a réaffirmé, vendredi 16 janvier 2026 à Lomé, sa détermination à accompagner la République démocratique du Congo vers une sortie durable de la crise sécuritaire qui secoue sa partie orientale, depuis plusieurs années.
S’exprimant à l’ouverture d’une séance de travail consacrée à l’harmonisation et au renforcement des initiatives de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a rappelé que le continent ne pouvait rester indifférent face à une crise qui continue de coûter des vies et de fragiliser toute la région.
Devant des responsables africains et des partenaires internationaux réunis au Palais des Congrès de Lomé, le chef de l’exécutif de l’UA a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en actions concrètes.
Pour lui, les solutions africaines doivent dépasser le stade des principes pour produire des résultats visibles sur le terrain.
Mahmoud Ali Youssouf a salué l’implication du président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, désigné médiateur de l’Union africaine dans ce dossier sensible.
Il a estimé que cette responsabilité s’inscrit dans une tradition de solidarité africaine et de recherche collective de la paix.
Le président de la Commission a également mis en avant l’importance d’un cadre de dialogue ouvert et inclusif, capable de rapprocher les positions de la RDC et du Rwanda, tout en associant les pays voisins directement concernés par les répercussions du conflit.
Selon lui, une paix durable passe par la prise en compte des causes profondes de l’instabilité, au-delà des réponses strictement sécuritaires.
Tout en réaffirmant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, Mahmoud Ali Youssouf a reconnu les préoccupations sécuritaires exprimées par certains pays de la région, notamment le Rwanda et l’Ouganda.
Il a également attiré l’attention sur la pression humanitaire supportée par le Burundi, confronté à l’afflux de réfugiés fuyant les violences.
Le responsable de l’UA a par ailleurs salué l’appui des États-Unis et du Qatar, dont les initiatives diplomatiques ont été présentées comme complémentaires aux efforts conduits par l’organisation continentale.
Prenant la parole à son tour, le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé a appelé les États africains à faire preuve de responsabilité, de cohésion et de courage politique pour avancer vers une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Il a souligné que la stabilité de cette zone reste un enjeu majeur pour l’ensemble du continent.
Cette rencontre de Lomé a rassemblé plusieurs facilitateurs, dont d’anciens chefs d’État, des responsables diplomatiques togolais, des représentants de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la Communauté de développement de l’Afrique australe, ainsi que des partenaires internationaux impliqués dans les efforts de paix.
Franck Mubeneshay
