Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra ce vendredi 22 août une réunion d’urgence, à la demande des États-Unis, afin d’examiner la situation dramatique qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
L’objectif : évaluer les atrocités commises contre les populations civiles, notamment celles imputées au groupe armé M23, soutenu par le Rwanda.
Selon les derniers rapports du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, entre le 9 et le 21 juillet, plus de 300 civils ont été tués dans les zones rurales du Nord-Kivu, parmi lesquels de nombreuses femmes et enfants.
Les témoignages recueillis font état de raids meurtriers, de violences sexuelles massives, de déplacements forcés et même de recrutement d’enfants soldats.
Human Rights Watch et Amnesty International évoquent une campagne de terreur systématique menée par les rebelles.
De son côté, le M23 rejette catégoriquement ces accusations, qualifiant les rapports d’ONG de « propagande ».
Le mouvement affirme combattre uniquement les milices locales et nie toute responsabilité dans les massacres de civils.
Avec plus de 7 millions de déplacés internes, la RDC fait face à l’une des crises humanitaires les plus graves au monde.
Les organisations humanitaires alertent sur l’accès limité à la nourriture, aux soins de santé et à la protection des civils, notamment dans les camps de fortune autour de Goma.
La réunion de ce 22 août devrait permettre d’évaluer :
• les responsabilités du M23 et de ses soutiens extérieurs ;
• les mécanismes de protection des populations civiles ;
• les mesures coercitives possibles, dont des sanctions ciblées contre les chefs rebelles.
Les États-Unis plaident pour une réaction ferme de la communauté internationale, afin d’empêcher la poursuite de massacres qualifiés de « crimes de guerre » par plusieurs experts.
Franck Mubeneshay
