Nouveau développement dans le procès très médiatisé de l’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour détournement présumé de fonds publics dans le cadre du projet de construction d’une prison moderne à Kisangani. Alors que certaines voix mettaient en doute l’existence même du site prévu pour l’implantation de cette infrastructure pénitentiaire, une déclaration cruciale est venue ce mercredi rétablir les faits.
Le chef de la division provinciale de la Justice dans la province de la Tshopo, M. Bolema Kombozi, a été entendu comme renseignant devant la Cour de cassation.
M. Kombozi a formellement contredit les allégations affirmant que le terrain n’existait pas.
Il a précisé qu’il était pleinement informé du projet, que le site avait été identifié à environ 11 kilomètres de Kisangani, et qu’il s’était personnellement rendu sur les lieux.
« J’ai accompagné à deux reprises une délégation venue de Kinshasa dans le cadre de ce projet. Le terrain est bien réel, et les autorités locales en ont été informées », a-t-il déclaré devant la Cour.
Ce témoignage vient renforcer les arguments de la défense de Constant Mutamba, qui affirme que les 19,9 millions de dollars destinés à la construction de la prison n’ont pas été détournés, mais bel et bien engagés dans le processus de réalisation du projet.
Plus tôt dans le procès, le Directeur général du Guichet Unique, le Professeur Amisi Herady, avait déjà apporté une clarification capitale en affirmant que la société Zion, adjudicataire du marché, n’avait aucun lien juridique ou opérationnel avec l’homme d’affaires Willy Musheni au moment de l’octroi du contrat.
La rédaction
