Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) Christian Bosembe Lokando, a annoncé le samedi 17 octobre son intention de fermer toutes les chaînes de télévision et de radio appartenant à des personnalités affiliées à des mouvements rebelles ou à des groupes terroristes.
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le patron de l’organe de régulation des médias a indiqué qu’il saisira prochainement la plénière du CSAC afin de procéder au retrait des fréquences de tous les médias concernés.
« Je mets solennellement en garde l’ensemble des médias nationaux et étrangers : le respect de notre décision est impératif. Il est formellement interdit d’offrir une tribune, sous quelque prétexte que ce soit, à ceux qui sèment la mort, la peur et la désolation dans notre pays », a déclaré Christian Bosembe.
Selon lui, accorder la parole à ces acteurs constitue un acte de trahison envers la République.
« Donner la parole aux terroristes, c’est trahir la République. Aucune excuse ne sera tolérée. Aucun plaidoyer ne sera recevable. La liberté de la presse ne saurait être confondue avec la liberté de nuire », a-t-il ajouté.
Le président du CSAC a, par ailleurs, invité les propriétaires de médias à « dénoncer, identifier et écarter de leurs conseils d’administration tout actionnaire ou associé lié aux réseaux terroristes ».
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par de vives tensions, quelques jours après le conclave de Nairobi, organisé à l’initiative de Joseph Kabila, ancien président de la République, condamné à mort par la justice congolaise pour trahison, complot, intelligence avec l’ennemi, viols et homicides.
Franck Mubeneshay
