Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a réaffirmé sa quête de justice pour les victimes du massacre de Gatumba, survenu il y a 20 ans. Lors de la commémoration de cette tragédie, le porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya, a souligné que « 20 ans après, la plaie reste ouverte, le deuil infini et notre peine toujours aussi immense. »
Le ministre a insisté sur l’importance de faire la lumière sur ce crime et de traduire les responsables en justice, afin d’éviter que de telles atrocités ne se reproduisent. Il a également rappelé que cette journée de commémoration était l’occasion de se souvenir de toutes les vies perdues à Gatumba et de réaffirmer l’unité du peuple congolais.
« Quelles que soient nos origines, nous partageons tous une même terre, une même histoire et une même aspiration à la paix », a déclaré Patrick Muyaya, saluant l’engagement de la communauté Banyamulenge pour le retour de la paix.
Le massacre, qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 août 2004, a coûté la vie à 166 membres de l’ethnie Tutsi dans un camp de réfugiés situé à Gatumba, au Burundi, près de la frontière avec la RDC.
Pour marquer cet anniversaire, des membres de la communauté Banyamulenge se sont rassemblés à Kinshasa, Bukavu et à travers le monde pour demander que les auteurs de ces crimes soient traduits devant la Cour pénale internationale.
La rédaction
