L’Assemblée nationale convoque une plénière ce mercredi pour la mise en place d’une commission chargée d’examiner les pétitions visant Kamerhe et d’autres membres du bureau

L’Assemblée nationale tiendra une séance plénière ce mercredi 17 septembre 2025. Selon un communiqué signé par le premier vice-président de la chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi, la plénière est convoquée pour procéder à la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les pétitions déposées contre certains membres du Bureau.

La décision intervient au lendemain du dépôt, lundi 15 septembre, de plusieurs pétitions par un groupe de députés nationaux visant directement le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, ainsi que d’autres membres de son bureau.

Ces pétitions, qui auraient déjà recueilli plus de 200 signatures, dénoncent des faits présumés de mauvaise gestion et de malversations financières dans l’administration parlementaire.

Parmi les députés signataires, certains issus de l’Union sacrée, la plateforme présidentielle, affichent clairement leur volonté de pousser Kamerhe à la sortie, malgré sa stature politique et son rôle central au sein du présidium de la coalition.

Ironie du calendrier, ces initiatives surviennent quelques heures seulement après le discours de rentrée parlementaire de Vital Kamerhe, au cours duquel il avait plaidé pour l’apaisement.

Dans une intervention solennelle, il avait demandé pardon « à tous ceux qui se sentiraient offensés » par sa gestion et avait appelé ses collègues députés à privilégier « la concorde et la responsabilité au service de la Nation ».

Cet appel n’a visiblement pas suffi à calmer les tensions. L’empressement avec lequel les pétitionnaires ont déposé leurs textes illustre une détermination à remettre en cause son leadership et à provoquer une recomposition de l’équipe dirigeante du bureau.

La commission spéciale qui sera mise en place ce mercredi aura pour mission d’analyser la recevabilité des pétitions, d’en vérifier les motivations et d’en présenter les conclusions à la plénière.

Ses recommandations pourraient conduire à la destitution partielle ou totale des membres visés, ou au contraire à leur maintien.

Quelle que soit l’issue, l’Union sacrée se retrouve fragilisée par cet épisode qui révèle ses lignes de fracture internes.

Alors que la session de septembre est officiellement consacrée à l’examen du budget 2026, le climat politique est désormais dominé par une crise institutionnelle dont l’issue reste incertaine.

Franck Mubeneshay

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