La Ligue nationale de football (LINAFOOT) a opposé une fin de non-recevoir à la demande de reprise du championnat congolais d’élite avant le 31 juillet, telle qu’exigée par le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, cette instance a expliqué son incapacité à relancer la compétition dans les délais impartis, citant notamment des contraintes logistiques majeures, l’absence d’une dérogation du ministère des Sports, ainsi que la libération anticipée des joueurs par la majorité des clubs engagés.
La LINAFOOT a rappelé que les play-offs de la Ligue 1 avaient initialement fait l’objet d’un calendrier rendu public au mois de mai.
Toutefois, une instruction du Comité de normalisation (CONOR) de la FECOFA, datée du 17 juin, était venue perturber cette programmation en imposant un réajustement pour garantir un traitement jugé plus équitable entre les clubs.
Ce nouvel agenda, mis en œuvre rapidement, n’a cependant pas pu empêcher l’arrêt de la compétition à la 16ᵉ journée.
Le classement provisoire à l’arrêt du championnat a placé Les Aigles du Congo de Kinshasa en tête avec 35 points, suivis du FC Saint Éloi Lupopo (33 points) et de l’AS Maniema Union (32 points).
Le TP Mazembe, plaignant dans cette affaire portée devant le TAS, a terminé à la 5ᵉ position avec 30 points.
Selon la LINAFOOT, les deux premiers clubs se qualifient d’office pour la Ligue des Champions de la CAF, tandis que le troisième accompagnera le vainqueur de la Coupe du Congo à la Coupe de la Confédération.
La réponse de la LINAFOOT met en lumière les dysfonctionnements persistants dans la gestion du football en RDC, marquée par des décisions institutionnelles mal coordonnées, des ingérences et un manque de visibilité sur les compétitions.
À dix jours de l’échéance fixée par le TAS, le football congolais se retrouve une fois de plus dans une impasse, au risque de sanctions sportives et administratives à l’échelle continentale.
Franck Mubeneshay
