La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) a réaffirmé, mardi 06 janvier, son appel en faveur d’un verdict « juste et crédible » impliquant l’ensemble des personnes responsables de l’assassinat des experts des Nations unies, Zaida Catalán et Michael Sharp, tués en mars 2017 dans la province du Kasaï-Central.
Dans un communiqué, le président de la CNDH-RDC, Paul Nsapu, a souligné la nécessité que la justice établisse toutes les responsabilités dans cette affaire emblématique, estimant qu’un jugement équitable constitue une exigence fondamentale pour la lutte contre l’impunité et le respect des droits humains.
La CNDH-RDC a rappelé que ces meurtres, survenus dans un contexte de violences armées dans l’espace kasaïen, avaient profondément choqué l’opinion nationale et internationale.
Les deux experts onusiens étaient en mission pour enquêter sur les violations des droits de l’homme commises lors des affrontements entre les forces de sécurité et la milice Kamuina Nsapu.
L’institution publique d’appui à la démocratie a insisté sur l’importance de la manifestation de la vérité judiciaire, estimant qu’un verdict crédible contribuerait non seulement à rendre justice aux victimes et à leurs familles, mais aussi à restaurer la confiance du public dans le système judiciaire congolais.
La CNDH-RDC a par ailleurs réitéré son engagement à suivre de près l’évolution de la procédure judiciaire, tout en appelant les autorités compétentes à garantir l’indépendance de la justice et le respect des standards internationaux en matière de procès équitable.
Plus de sept ans après les faits, ce dossier demeure un symbole des défis persistants liés à la justice transitionnelle et à la protection des acteurs internationaux et nationaux œuvrant dans les zones de conflit en République démocratique du Congo.
Franck Mubeneshay
