Les Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont appelé, dimanche 07 septembre à Sipopo, à la mise en œuvre « immédiate » de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en août dernier sur la situation en République démocratique du Congo.
Dans leur communiqué final, les dirigeants de la sous-région ont présenté cette résolution comme le « socle de la paix » pour mettre fin à l’agression rwandaise et aux violences perpétrées dans l’Est du pays. La présidence congolaise, qui a rapporté les conclusions du sommet, a souligné que cet appel marque une prise de position unanime en faveur de Kinshasa au sein de la communauté régionale.
La résolution 2773, portée par plusieurs États africains et appuyée par la RDC, exige notamment le retrait immédiat des forces étrangères du territoire congolais, la cessation du soutien militaire au M23 et le renforcement du mandat de la MONUSCO pour la protection des civils.
Elle appelle aussi à la mise en place d’un mécanisme international de suivi des crimes commis, notamment les massacres, viols, enrôlements forcés et attaques contre les infrastructures civiles.
À Sipopo, les dirigeants de la CEEAC ont également réaffirmé leur solidarité envers la RDC, condamnant l’exploitation illégale des ressources naturelles comme moteur de l’agression.
Ils ont exhorté la communauté internationale à renforcer les sanctions contre les acteurs étatiques et non étatiques impliqués, tout en réitérant leur engagement à « défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale » de la RDC.
Ce sommet extraordinaire s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques africaines visant à faire pression pour une réponse internationale plus ferme.
Kinshasa, de son côté, a salué « une avancée majeure », considérant cet appel comme un levier politique essentiel pour traduire les dispositions de la résolution onusienne en actions concrètes sur le terrain.
Franck Mubeneshay
