L’hôtel Hilton de Kinshasa a servi de cadre, ce samedi 18 octobre, au lancement officiel des festivités du cinquantenaire du légendaire combat entre Mohamed Ali et Georges Foreman, organisé le 30 octobre 1974 dans la capitale congolaise. L’événement, empreint d’histoire et d’émotion, a réuni plusieurs figures emblématiques du monde sportif et diplomatique, dont la légende mondiale de la boxe Mike Tyson, l’organisateur Déo Kasongo, ainsi que le représentant de l’ambassade des États-Unis en RDC.
Sous une ambiance solennelle, le diplomate américain a salué cette initiative portée par le gouvernement congolais, qu’il a qualifiée de symbole d’unité, de fraternité et de mémoire partagée entre les peuples congolais et américain.
Il a également exprimé sa reconnaissance envers la population kinoise pour l’accueil chaleureux réservé à Mike Tyson, soulignant que cette commémoration dépasse le cadre sportif pour devenir un pont entre les générations et les cultures.
Prenant la parole, Déo Kasongo s’est dit profondément ému et reconnaissant envers Dieu et le président de la République, qu’il a remercié pour son appui moral constant.
Il a précisé que le projet du cinquantenaire, qu’il porte depuis plus de cinq ans, a été réalisé sans aucun financement public, sous mandat spécial du Chef de l’État une preuve, selon lui, de son engagement à préserver la mémoire sportive du pays.
Moment fort de la cérémonie, le public a appris le rebaptême du terrain principal du complexe Tata Raphaël, désormais nommé « Ali-Foreman », en hommage au combat mythique de 1974.
Le complexe sportif, lui, conservera son appellation historique, symbole de la mémoire nationale congolaise.
Les commémorations se poursuivent ce dimanche 19 octobre avec un footing populaire au Palais du Peuple, suivi d’une séance d’entraînement au stade Tata Raphaël en compagnie de boxeurs congolais, avant un échange entre Mike Tyson et la jeunesse de Kinshasa sur les valeurs du sport, de la persévérance et de la discipline.
Présent à Kinshasa pour 48 heures, Mike Tyson a exprimé son émotion en retrouvant la terre du « Rumble in the Jungle », déclarant qu’il rêverait de remonter symboliquement sur le ring à Kinshasa, là même où Ali avait terrassé Foreman il y a cinquante ans.
Au-delà du sport, cette commémoration se veut un message de résilience, de fierté africaine et d’unité universelle.
Le Cinq décennies après, Kinshasa demeure le berceau d’un moment historique de la boxe mondiale, un souvenir vivant qui continue d’inspirer le monde entier.
Franck Mubeneshay
