La capitale congolaise, Kinshasa, a été officiellement désignée pour accueillir en 2026 le 8ᵉ Congrès de la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines (CJCA), l’un des plus importants rendez-vous juridiques du continent.
L’annonce a été confirmée le mercredi 17 décembre par le secrétaire général permanent de la CJCA, Moussa Laraba, au terme d’une mission officielle en République démocratique du Congo.
Cette désignation, entérinée à l’unanimité lors de l’Assemblée générale de la CJCA tenue en 2024 à Victoria Falls (Zimbabwe), consacre la montée en visibilité de la RDC sur la scène juridique africaine.
Elle reflète également la confiance accordée aux institutions congolaises dans le domaine de la justice constitutionnelle et de la promotion de l’État de droit.
Selon Moussa Laraba, le congrès de Kinshasa rassemblera des délégations de plus de cinquante pays africains, ainsi que des représentants venus d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Sud, sans oublier de nombreuses organisations régionales et internationales spécialisées dans les questions constitutionnelles.
L’événement s’annonce comme une plateforme majeure d’échanges d’expériences et de réflexion sur les mutations contemporaines du constitutionnalisme.
Au cours de son séjour, le secrétaire général permanent de la CJCA a échangé avec le président de la Cour constitutionnelle de la RDC, Dieudonné Kamuleta Badibanga, sur l’état d’avancement des préparatifs.
Ces discussions ont porté notamment sur les dispositions organisationnelles, logistiques et institutionnelles nécessaires pour garantir le succès du congrès.
À l’issue de ces échanges, Moussa Laraba a exprimé sa confiance quant à la capacité de la RDC à relever ce défi, saluant l’engagement affiché par la Cour constitutionnelle et l’implication des autorités nationales dans l’organisation de ce rendez-vous continental.
La tenue de ce 8ᵉ Congrès s’inscrit dans la continuité des travaux du 7ᵉ Congrès, organisé en 2024 au Zimbabwe, qui avait mis l’accent sur la protection de la Constitution face aux défis contemporains, notamment la stabilité institutionnelle, la démocratie constitutionnelle et les droits fondamentaux.
Ces assises avaient permis de renforcer la coopération entre juridictions constitutionnelles africaines dans un contexte marqué par des transitions politiques et des défis sécuritaires croissants.
Conformément aux usages de la CJCA, une mission conjointe associant des représentants du Zimbabwe, pays hôte du précédent congrès, et du Secrétariat général basé à Alger, a été déployée à Kinshasa afin d’assurer une transition harmonieuse et un accompagnement technique dans la phase préparatoire.
À travers l’accueil de ce congrès, Kinshasa confirme son positionnement comme pôle juridique et diplomatique majeur en Afrique, offrant un cadre stratégique au dialogue constitutionnel et à la promotion de la justice, de la démocratie et de l’État de droit sur le continent.
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