Face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a convoqué ce lundi 19 janvier, une réunion d’urgence.
Cette rencontre avait pour objectif de coordonner la réponse humanitaire, sécuritaire et judiciaire du Gouvernement, à la suite des atrocités attribuées à l’armée rwandaise et à l’AFC-M23.
Placée sous l’autorité directe de la Cheffe du Gouvernement, cette réunion a réuni plusieurs membres de l’exécutif concernés par la gestion de crise.
L’accent a été mis sur une coordination interministérielle immédiate, afin d’éviter les réponses dispersées et d’assurer une action cohérente de l’État sur le terrain.
La Première Ministre a insisté sur la nécessité de restaurer progressivement l’autorité de l’État à Uvira et de sécuriser la ville.
Cette étape est considérée comme indispensable pour stopper les violences, protéger les civils et permettre toute perspective de retour des populations déplacées.
Sur le plan humanitaire, le Gouvernement a pris acte de la situation de plus de 267 000 réfugiés congolais ayant fui vers les pays voisins.
Des dispositions ont été évoquées pour leur prise en charge, en coordination avec les partenaires humanitaires, en attendant que les conditions de sécurité permettent un retour volontaire et digne.
Le retour des populations à Uvira ne sera pas immédiat, il sera conditionné à des évaluations sécuritaires et sociales approfondies, destinées à mesurer les risques résiduels et l’état des infrastructures de base.
Le Gouvernement veut éviter toute précipitation susceptible d’exposer à nouveau les civils à l’insécurité.
Un volet judiciaire a également été mis en avant, Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé l’engagement ferme de l’État contre l’impunité.
Les crimes commis à Uvira ne resteront pas sans suite, a-t-elle indiqué, soulignant l’importance de la cohésion nationale dans ce contexte de crise.
Liberté Actu
