Les déplacés internes sont utilisés comme boucliers humains par la milice de la Convention pour la révolution populaire (CRP), dans le cadre de ses opérations armées criminelles en province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo, selon des déclarations faites samedi 03 janvier par les Forces armées de la RDC (FARDC).
« L’unique stratégie de la milice Convention pour la révolution populaire (CRP), c’est d’utiliser les déplacés, les enfants déplacés, les femmes déplacées comme bouclier humain », a affirmé le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel des FARDC en Ituri.
D’après l’armée congolaise, les combattants de la CRP, un groupe armé attribué à des proches de Thomas Lubanga, ancien pensionnaire de la Cour pénale internationale (CPI), se dissimulent volontairement au sein de la population civile, notamment dans les sites de déplacés, dans le but de compliquer l’action des forces loyalistes sur le terrain.
Cette pratique, dénoncée par les FARDC, exposerait davantage les populations civiles déjà vulnérables et constituerait une violation grave du droit international humanitaire, qui interdit l’utilisation des civils comme protection dans les conflits armés.
Les autorités militaires assurent poursuivre leurs opérations en Ituri tout en réaffirmant leur engagement à protéger les civils et à neutraliser les groupes armés qui menacent la sécurité et la stabilité de la province.
FM
