L’Assemblée provinciale du Haut-Lomami a voté, le vendredi 24 octobre, la déchéance de son président Basile Muleba, à l’issue d’une séance plénière consacrée à l’examen d’une motion de déchéance initiée par le député Jean Tayari Kiswabantu.
L’ancien président de l’organe délibérant est accusé de présumé détournement de deniers publics, un dossier qui a provoqué de vives réactions jusque dans les rangs de l’Union sacrée du président Félix Tshisekedi.
Sur les vingt députés provinciaux présents, dix-sept ont voté pour la destitution de Basile Muleba, confirmant ainsi la perte de confiance de la majorité des élus envers leur président.
Cette décision traduit un désaveu politique profond lié à la gestion interne de l’institution et à des zones d’ombre dans l’utilisation des ressources financières de l’Assemblée provinciale.
La motion de déchéance, portée par le député Tayari Kiswabantu, dénonçait notamment un manque de transparence et des soupçons de mauvaise gouvernance.
Les élus favorables à la destitution ont estimé que le président Muleba n’avait plus la légitimité nécessaire pour diriger l’organe délibérant provincial.
Cette chute intervient dans un contexte politique tendu au Haut-Lomami, où les rivalités internes fragilisent depuis plusieurs mois la stabilité institutionnelle.
Depuis le démembrement de l’ex-Grand Katanga, la province peine à retrouver un fonctionnement harmonieux entre l’exécutif et le législatif.
Pour de nombreux observateurs, la destitution de Basile Muleba sonne comme un signal fort en faveur de la redevabilité et de la bonne gouvernance.
Elle pourrait également marquer un tournant dans la vie politique provinciale, à un moment où la population du Haut-Lomami attend davantage de transparence et de résultats de ses dirigeants.
Une nouvelle direction devra être désignée dans les prochains jours afin d’assurer la continuité des travaux de l’Assemblée provinciale et restaurer la confiance au sein de l’institution.
Franck Mubeneshay
