À l’issue de sa 50e Session plénière tenue à Paris, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a adopté le samedi 13 juillet une résolution majeure sur la situation dans la région des Grands Lacs, avec un accent particulier sur l’Est de la République démocratique du Congo.
Un texte unanimement salué comme un tournant pour l’engagement francophone en faveur de la paix, de la justice et de la solidarité dans cette zone instable.
La résolution adoptée vient soutenir l’accord de paix signé à Washington le 27 juin 2025 ainsi que la médiation en cours menée par la République togolaise pour le compte de l’Union africaine.
Elle souligne la nécessité d’une solution politique durable, inclusive et fondée sur le respect de la souveraineté des États concernés.
L’APF insiste également sur la pleine participation des femmes et des jeunes dans tous les processus de réconciliation et de reconstruction, un principe jugé essentiel pour garantir une paix durable.
Le texte se distingue aussi par sa fermeté dans la condamnation des incursions militaires et du soutien aux groupes armés qui sévissent dans la région.
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie y réaffirme son attachement au respect des frontières et de l’intégrité territoriale des États de la région.
La résolution exprime une solidarité sans faille envers les populations victimes de violences, de déplacements forcés et de violations des droits humains.
Elle est l’aboutissement d’une mission de bons offices menée en mai dernier à Kinshasa et Kigali.
Dans un effort de mise en œuvre concrète, l’APF a annoncé la création d’un groupe restreint de suivi parlementaire, chargé de maintenir le dialogue entre les institutions législatives de la RDC et du Rwanda, de formuler des recommandations concrètes et d’accompagner le processus de paix dans la durée.
Le moment le plus marquant de cette session a été l’accolade chaleureuse entre Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la RDC, et Mussa Fazil Harerimana, vice-président de la Chambre des députés du Rwanda.
Cette image forte, saluée par une ovation de l’ensemble des parlementaires, symbolise l’espoir d’un nouveau départ dans les relations entre les deux pays.
Elle s’est déroulée en présence du président de l’APF, Hilarion Etong, et de la déléguée générale, Amélia Lakrafi.
Par cette résolution, la Francophonie parlementaire élève une voix unie en faveur d’une paix durable, inclusive et portée par les peuples eux-mêmes. Une initiative saluée à la fois comme un acte politique fort et un geste d’humanité dans une région qui aspire depuis trop longtemps à la stabilité.
Franck Mubeneshay
