Le paiement des fonctionnaires pour le mois d’octobre 2025 a connu un léger retard, dû à la détection et à la neutralisation d’une tentative de fraude ayant visé le Trésor public. L’état liquidatif du quatrième et dernier trimestre de l’année 2025, transmis au Ministère des Finances vers le 25 octobre, soit avec plus de quinze jours de retard sur l’échéance initiale, contenait des anomalies importantes.
Des individus mal intentionnés auraient profité de la décision du Gouvernement d’ajuster les salaires conformément aux accords de Bibwa, pour y insérer des mécanisations (inscriptions sur la liste de paie) non validées.
Ces ajouts n’avaient reçu l’aval ni du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, ni de celui du Budget, ni du Ministre des Finances.
Le montant de cette fraude potentielle était estimé à 11 milliards de francs congolais par mois, soit environ 5,5 millions de dollars.
Ce préjudice s’élevait à un risque cumulé de 15 à 16 millions de dollars USD pour le Trésor public sur l’ensemble du trimestre.
Afin de contrecarrer cette manœuvre, le Ministre des Finances Doudou Fwamba, a immédiatement instruit le retraitement complet de l’état liquidatif pour en retirer les noms non autorisés. Cette décision, visant à éviter toute dérive, a été approuvée par les membres du Gouvernement concernés, sous la supervision de la Première Ministre, Judith Suminwa.
L’enveloppe salariale ajustée n’a pu être retransmise au Ministère des Finances qu’après le 30 octobre 2025.
Dès la réception des listings rectifiés, le Ministère des Finances a mis les fonds à la disposition des banques pour le paiement. Le processus de paie a ainsi débuté le 4 novembre 2025 et se déploie progressivement sur l’ensemble du territoire, en respectant le circuit habituel de décaissement et les principes de rigueur prônés par le Gouvernement.
Ce décalage de quelques jours était inévitable : la rectification des états d’exécution et des listings par la Direction de la paie du Ministère du Budget et le service de l’ordonnancement était nécessaire.
Le Ministère des Finances a réaffirmé que « le Gouvernement Suminwa fait de la rémunération à temps et de manière régulière des fonctionnaires de l’État une priorité constante de son action », conformément à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi.
Cette vigilance institutionnelle, bien que technique et source d’un léger retard, a été salutaire. Elle a permis de protéger les finances publiques, de maintenir la masse salariale dans des limites soutenables, et de mettre fin aux interprétations erronées sur ce retard.
Des dispositions ont été prises pour sanctionner les hauts fonctionnaires mis en cause dans cette tentative de fraude.
La rédaction
