Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a instruit, vendredi 19 septembre, des membres du Gouvernement d’étudier les possibilités d’associer l’armée nationale à la gestion de la circulation routière dans la capitale, Kinshasa.
Cette décision a été annoncée dans le compte-rendu du 59ᵉ Conseil des ministres, lu à la télévision nationale par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.
Selon ce document, le Chef de l’État a demandé au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, d’établir un état des lieux détaillé sur la formation, l’équipement et les effectifs de la police de circulation, en vue de renforcer ses capacités « tant sur le plan qualitatif que quantitatif ».
En collaboration avec le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, il sera également examiné la possibilité de déployer certaines unités des Forces armées en appui à la police.
L’objectif est d’imposer discipline et rigueur, notamment aux grands carrefours et sur les axes stratégiques de la capitale.
Le président Tshisekedi a, par ailleurs, interpellé le Gouvernement sur la persistance des embouteillages, qu’il a qualifiés de phénomène devenu « insoutenable » dans plusieurs villes du pays, particulièrement à Kinshasa.
La mobilisation potentielle de l’armée pour épauler la police de circulation apparaît comme une mesure exceptionnelle, qui témoigne de la gravité du problème et de la volonté des autorités d’y apporter une solution rapide.
Franck Mubeneshay
