Le Pape Léon XIV a lancé un appel solennel dimanche 16 novembre depuis la place Saint-Pierre, après la prière de l’Angélus, demandant l’arrêt immédiat des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le souverain pontife a exprimé sa proximité spirituelle avec les populations meurtries, en particulier les chrétiens « discriminés et persécutés », victimes d’attaques répétées des groupes armés actifs dans la région.
Évoquant la dernière attaque attribuée aux rebelles ADF au Nord-Kivu, le Pape a déploré qu’« un massacre de civils a été commis ces derniers jours ».
Il a assuré accompagner dans la prière « les familles du Kivu » et a appelé les croyants « à collaborer au bien commun » afin de favoriser la paix et la cohésion dans une région frappée par des décennies d’insécurité.
L’attaque à laquelle le Saint-Père fait référence s’est déroulée dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Biambwe, situé à une quarantaine de kilomètres de Butembo.
Les rebelles ougandais des ADF, affiliés à l’État islamique, ont pris d’assaut un centre de santé, ciblant des civils sans défense.
D’après plusieurs sources locales, les assaillants ont tué des malades, pillé des médicaments et incendié plusieurs habitations avoisinantes.
Le bilan provisoire fait état de 23 civils tués, dont 18 patients qui recevaient des soins dans l’établissement, ainsi que deux personnes brûlées vives dans leurs maisons le long de la route de Mabiango.
Ce nouveau massacre illustre une fois de plus la persistance des violences dans le Nord-Kivu, malgré les opérations sécuritaires en cours.
L’appel du Pape Léon XIV intervient alors que la communauté internationale multiplie les condamnations et que les populations locales réclament une protection plus efficace face aux exactions récurrentes des ADF.
Franck Mubeneshay
