Enjeux politiques au Kasaï-Central : la machine à diabolisation contre John KABEYA réactivée

Alors que le pays est déchiré par une guerre d’agression dans la partie Est, certains hauts responsables de l’UDPS ont, malheureusement, choisi ce moment critique pour manipuler la jeunesse du parti à coups de promesses de postes juteux, afin de lancer une campagne de diabolisation contre quelques figures de proue du parti présidentiel.

Sont visés : John KABEYA Shikayi, ancien gouverneur de la province du Kasaï-Central et député national, Jacquemain SHABANI, Vice-premier ministre de l’Intérieur, ainsi que le professeur Isaac Jean-Claude TSHILUMBAYI, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Tout est parti de la destitution du bureau dirigé par Daniel LUKUSA par les députés provinciaux du Kasaï-Central, intervenue le 30 juin dernier pour incompétence et mauvaise gestion.

Au-delà de ces griefs, les frustrations des élus provinciaux de l’UDPS du Kasaï-Central s’expliquent aussi par le fait que le bureau Lukusa ne comprenait aucun député UDPS.

Il en allait de même pour les commissions parlementaires : aucun élu UDPS n’y occupait une présidence.

Pourtant, à l’issue des élections de 2023, l’UDPS avait remporté 21 sièges sur les 34.

Il est donc inadmissible que ni le gouverneur ni le président de l’Assemblée provinciale ne soient issus de l’UDPS, mais plutôt du CODEP.

En principe, la destitution du bureau Lukusa aurait dû réjouir les cadres de l’UDPS, car elle permettait un repositionnement du parti dans cette province stratégique.

Hélas, elle a été accueillie comme une mauvaise nouvelle par Donald KABASELE et ses parrains dans les hautes sphères du parti.

Depuis la chute du bureau Lukusa, ce dernier se distingue par des attaques contre KABEYA, SHABANI et TSHILUMBAYI.

Un paradoxe qui s’explique aisément : il s’agit d’une manœuvre visant à affaiblir l’UDPS au Kasaï-Central, afin d’effacer les traces indélébiles de la bonne gouvernance de l’ancien gouverneur John KABEYA.

Voilà pourquoi ce dernier est systématiquement accusé, même dans la destitution du bureau de l’Assemblée provinciale.

Il faut rappeler ici que, parmi les faits de mauvaise gestion reprochés au bureau déchu, deux points ont particulièrement marqué les esprits :
1. Le bureau Lukusa est accusé d’avoir ponctionné chaque mois 100 millions de francs congolais des émoluments des députés, sous le prétexte fallacieux que cet argent était prélevé à la source par le gouvernement central pour l’effort de guerre.

Pourtant, il n’en a jamais été ainsi. En quatre mois, 400 millions de FC auraient ainsi été détournés.
2. L’invalidation de deux députés UDPS pour “absentéisme”, sans respecter la procédure requise : seul le bureau avait constaté cet absentéisme en pleine session parlementaire, sans consulter la plénière ni soumettre la question à une commission.

Pendant ce temps, le gouverneur du Kasai-central Joseph Moïse KAMBULU NKONKO a été convoqué à Kinshasa par le Vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain SHABANI pour avoir violé la constitution en nommant les administrateurs du territoire et les bourgmestres, matières réservées au Chef de l’Etat.

Dès lors, La campagne contre SHABANI et John KABEYA Shikayi s’est amplifiée jusqu’à les accuser, de manière fallacieuse, de détournement.

John SHIKAYI est ainsi accusé d’avoir détourné la bagatelle de 300 millions de dollars destinés à SAFRIMEX.

Sans vergogne, Donald KABASELE, auteur de ces élucubrations, répète comme un perroquet tout ce que lui dictent ses parrains, sans user de ses compétences d’avocat pour vérifier ses accusations.

Sous la gouvernance de John KABEYA, aucun détournement n’a été enregistré.

L’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes ont été invitées à plusieurs reprises par le gouverneur lui-même pour auditer sa gestion.

Concernant le prétendu détournement de 300 millions USD, il convient d’apporter les précisions suivantes :
• Les 100 millions USD pour la lutte contre l’érosion ont été directement gérés par la Banque mondiale. Il est donc absurde de prétendre que l’ancien gouverneur a pu manipuler ces fonds.
• À ce jour, les 100 millions USD prévus pour les travaux à la chute Mbombo n’ont jamais été débloqués.
• Quant aux fonds destinés à l’aérogare et à la voirie urbaine, ils ont été gérés directement par le gouvernement central, et non par le gouverneur Shikayi.

Comment pourrait-il détourner des fonds dont il n’a jamais eu la gestion ? Cette question a d’ailleurs fait l’objet d’une question orale écrite adressée au ministre Doudou FWAMBA par le député national Marcel TSHIPEPE de l’UNC.

Il est donc clair que les accusations portées par Donald KABASELE, comme celles d’autres agents mobilisés pour intoxiquer l’opinion, ne reposent sur aucun fondement ni document.

Leur seul objectif est d’affaiblir le parti dans cette province. Mais c’est un coup d’épée dans l’eau face aux efforts de jacquemain SHABANI de faire respecter l’autorité de l’Etat et l’ordre dans cette province et surtout l’ancrage positif de ses vrais leaders dont John KABEYA.

L’histoire étant têtue, le devoir de mémoire et la probité intellectuelle imposent de rappeler que, durant son mandat de 18 mois à la tête de la province du Kasaï-Central, John KABEYA a réalisé :
1. La construction d’une morgue moderne de 54 places, en seulement un an et demi de mandat ;
2. La création d’un centre de perfusion sanguine ;
3. La construction d’un bâtiment pour les provinces éducationnelles Kasaï-Central 1 et 2 ;
4. La reconstruction de l’Athénée de Kamayi, avec indemnisation des occupants (chantier toujours en cours) ;
5. Le rétablissement de l’électricité et de l’eau ;
6. L’amélioration de la mobilité de la police ;
7. La construction d’un centre de santé à Tshilumba ;
8. La résolution de plusieurs conflits coutumiers.

La rédaction

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