Le Président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a réitéré avec fermeté l’exigence d’un retrait effectif, complet et sans ambiguïté, des troupes rwandaises présentes sur le territoire congolais. Il s’est exprimé dimanche 21 décembre par vidéoconférence lors d’un sommet extraordinaire consacré à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
« À cet égard, je veux être parfaitement clair : ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo », a déclaré le Chef de l’État, en référence aux engagements pris et aux résolutions en vigueur aux niveaux régional et international.
Cette rencontre de haut niveau a réuni les représentants des États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que ceux de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des États-Unis, des Nations Unies et des organes spécialisés de la CIRGL, en présence de plusieurs États invités.
L’objectif principal du sommet était d’évaluer l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et d’examiner les mécanismes susceptibles de favoriser un retour durable à la paix.
Dans son intervention, le Président Tshisekedi a insisté sur la nécessité de passer des déclarations de principe à des actes concrets, soulignant que toute ambiguïté sur la présence des forces étrangères ne ferait qu’aggraver l’instabilité et prolonger les souffrances des populations civiles.
Il a rappelé que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ne sauraient faire l’objet de compromis.
La crise sécuritaire dans l’Est du pays, marquée par la persistance des violences armées et les accusations répétées d’ingérence étrangère, demeure l’un des principaux défis pour les autorités congolaises et la communauté internationale.
Les conclusions de ce sommet extraordinaire sont attendues comme une étape décisive dans la relance des efforts diplomatiques et sécuritaires en vue d’une désescalade durable dans la région des Grands Lacs.
La rédaction
