Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a effectué une visite de travail à Lomé, le lundi 12 janvier 2026, capitale du Togo, dans le cadre des initiatives diplomatiques visant à relancer les efforts de paix et de stabilisation dans l’est du pays.
Ce déplacement intervient à l’invitation de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise et médiateur désigné par l’Union africaine (UA) pour le dossier sécuritaire de l’est congolais. Selon des sources sûres, il s’agit d’une mission brève, organisée en aller-retour.
Désigné récemment médiateur de l’Union africaine, le chef de l’État togolais a, jusqu’à présent, adopté une posture discrète dans la conduite de ce dossier, notamment depuis l’implication accrue des États-Unis et de l’État du Qatar dans les initiatives de médiation.
Toutefois, selon des sources diplomatiques, Lomé entend désormais jouer un rôle plus actif afin de dynamiser le processus de paix.
Dans cette perspective, les autorités togolaises prévoient l’organisation, le 17 janvier 2026, d’une rencontre de haut niveau dédiée à la cohérence et à la consolidation des différents mécanismes de paix en cours en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.
Cette réunion vise notamment à renforcer la confiance entre les parties prenantes et à créer des synergies entre les initiatives diplomatiques existantes.
Ces démarches s’inscrivent dans la continuité des efforts internationaux déployés en faveur de la stabilité régionale.
À ce titre, la France avait accueilli, le 30 octobre 2025 à Paris, une Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre avait permis de mobiliser plus de 1,5 milliard d’euros en faveur des populations vulnérables et d’appuyer la dynamique de négociation conduite conjointement par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.
Faure Gnassingbé a succédé au président angolais João Lourenço en tant que médiateur de l’Union africaine dans le conflit à l’est de la RDC, après validation de sa désignation par les instances compétentes de l’organisation panafricaine.
Dans l’exercice de cette mission, il est appelé à travailler en étroite coordination avec les facilitateurs du processus de paix fusionné de Luanda et de Nairobi, conformément aux résolutions issues du sommet conjoint virtuel de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu le 24 mars 2025.
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