La réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est enfin tenue samedi 17 janvier à Lomé, après son annonce officielle en novembre dernier.
Cette rencontre a rassemblé des délégués de la RDC, des représentants des médiations américaine et qatarie, ainsi que des facilitateurs mandatés par l’Union africaine, sous l’égide du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.
Si cette rencontre n’a pas débouché sur l’annonce d’une nouvelle initiative diplomatique majeure, elle a néanmoins permis aux participants de s’accorder sur un axe central : le renforcement, dès 2026, de la médiation africaine dans la gestion de la crise sécuritaire persistante à l’est de la RDC.
À cet effet, cinq co-facilitateurs africains, tous anciens chefs d’État, seront mobilisés afin de donner une impulsion politique accrue au processus.
Dans cette dynamique, plusieurs missions diplomatiques sont programmées dans les prochains jours.
Elles conduiront les facilitateurs à Kinshasa, Kigali, Kampala et Gitega, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre des engagements déjà pris par les différentes parties impliquées dans les mécanismes régionaux de paix.
Prenant la parole à l’issue de la réunion, Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité de maintenir une approche collective et concertée.
Il a souligné que la restauration durable de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs ne peut résulter que d’une solution politique inclusive, portée par l’ensemble des acteurs étatiques et partenaires engagés.
La veille de cette rencontre, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait précisé que les discussions de Lomé devaient porter, entre autres, sur la consolidation du processus africain unifié de paix, la clarification du rôle du secrétariat conjoint indépendant, ainsi que sur l’examen d’un projet de feuille de route couvrant les douze prochains mois.
De son côté, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a rappelé l’urgence pour l’organisation continentale d’intensifier ses actions diplomatiques afin de réduire les tensions persistantes entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, tout en contribuant à la stabilisation de l’ensemble de la sous-région.
FM
