La Haute Cour militaire poursuit ce mardi 26 janvier l’examen du procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung avec l’audition de plusieurs officiers généraux appelés comme témoins. Sont entendus le lieutenant-général Constant Ndima, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Sylvain Ekenge, ancien conseiller et porte-parole de Ndima, le général de brigade Mwehu Lumbu Évariste, ancien commandant de l’opération Sokola 2 au Sud-Kivu, ainsi qu’un autre officier supérieur.
L’audience est centrée sur leur implication ou leur connaissance des faits reprochés à l’ancien commandant de la troisième zone de défense des FARDC.
La Cour examine également la réponse de l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements au réquisitoire de l’auditeur général des FARDC concernant l’exploitation des téléphones du prévenu.
Philémon Yav Irung est soupçonné d’avoir entretenu des contacts avec l’entourage de James Kabarebe.
Affecté depuis 2020 dans l’Est du pays, il dirigeait une zone stratégique couvrant le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Maniema et la Tshopo.
Le procès intervient près de trois ans après son arrestation en septembre 2022. Le dossier s’inscrit dans un contexte politique sensible.
Le général Yav est régulièrement cité dans les débats sur la situation des officiers originaires de l’espace Grand Katanga.
Des personnalités ont évoqué une marginalisation de ces officiers. L’armée congolaise rejette ces accusations.
Selon son porte-parole Sylvain Ekenge, les interpellations et poursuites obéissent exclusivement aux règles de la justice militaire, sans considération d’origine.
FM
