Le complexe sportif du Pullman Hôtel a vibré pendant six jours au rythme du tennis. Le tournoi national « Paix et Unité en RDC », organisé par la Fondation PDL de Petho Diankenda Lefils, a réuni des athlètes venus des 26 provinces du pays, dans une ambiance sportive marquée par l’émotion et le symbole.
Patronnée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette première édition avait une double ambition : célébrer la cohésion nationale à travers le sport et rendre hommage aux victimes des violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
« Pendant six jours, nos athlètes ont prouvé que le sport peut rapprocher les cœurs et porter un message de paix. Je tiens à remercier le Chef de l’État et la Première ministre pour leur engagement, et tout particulièrement Madame Suminwa pour son soutien indéfectible », a déclaré Petho Diankenda, initiateur du tournoi.
Sur le court, le spectacle a tenu toutes ses promesses. Dans une finale masculine pleine de suspense, Christian Saïdi, six fois champion du Congo, s’est imposé face à Arnold Ikondo après un match serré (5-7, 6-2, 7-6).
Chez les dames, la numéro un congolaise Nancy Onya a confirmé sa suprématie en battant Marie Bossmans en deux sets (6-3, 6-1).
Malgré la victoire, l’émotion dominait.
« J’ai beaucoup douté car j’ai commis des erreurs inhabituelles, mais j’ai tenu grâce à mon expérience. Ce tournoi restera dans nos mémoires, car il symbolise bien plus que le sport », a confié un Saïdi ému.
Nancy Onya, forte de son troisième sacre de la saison, a dédié son succès aux populations de l’Est : « Je suis fière de ce que j’ai accompli, mais ma pensée va à nos frères et sœurs qui souffrent. Ce tournoi, c’est aussi pour eux. »
Devant l’enthousiasme suscité, la Fondation PDL a déjà annoncé la prochaine édition du tournoi : elle se tiendra en juillet 2026 à Mbuba, dans le territoire de Madimba (Kongo Central).
Une perspective qui confirme la volonté des organisateurs d’ancrer durablement ce rendez-vous sportif dans le calendrier national.
Au-delà des performances sportives, cette première édition aura surtout montré que, dans un pays meurtri par des conflits, le sport reste un vecteur puissant de solidarité, de résilience et d’espoir.
La rédaction
