La cheffe de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Bintou Keita, a tiré la sonnette d’alarme le mardi 30 septembre 2025 devant le Conseil de sécurité, à New York, au sujet de la situation sécuritaire en Ituri. Elle a dénoncé la persistance des attaques de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) et appelé les groupes armés à respecter leurs engagements pris lors des dialogues de paix.
Selon la responsable onusienne, dans la nuit de dimanche à lundi, la Monusco a dû abriter plus de 3.500 personnes dans sa base de Villa, après de violents affrontements ayant opposé les miliciens de la Codeco (Coalition des Résistants Patriotes) aux Forces armées de la RDC (FARDC).
Ces violences, a-t-elle rappelé, continuent de provoquer des déplacements massifs et d’aggraver la crise humanitaire dans la province de l’Ituri.
Bintou Keita a particulièrement exhorté les groupes armés impliqués dans les processus de paix en cours à honorer leurs engagements, notamment en procédant à la libération des quelque 400 enfants qu’ils détiennent encore dans leurs rangs.
« Ces enfants doivent retrouver leurs familles et être réintégrés dans la société », a-t-elle plaidé.
La Monusco, dont le mandat arrive progressivement à échéance, insiste sur l’urgence de renforcer la protection des civils et de consolider les acquis du dialogue pour éviter une nouvelle escalade de la violence en Ituri.
Franck Mubeneshay
