Après le départ des éléments du mouvement armé pro-Rwanda M23-AFC de la résidence du premier vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, à Katana dans le Sud-Kivu, de nouveaux pillages ont été enregistrés ce lundi 11 août. Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série d’attaques ciblant les biens du sénateur, après des faits similaires survenus récemment contre ses investissements.
En effet, sa cimenterie de Katana et son usine de transformation de tomates de Kasheke avaient déjà été pillées par le M23-AFC. Cette fois-ci, c’est dès la matinée de lundi que des voisins, visiblement démunis et sans emploi, ont pris d’assaut la résidence, emportant tout ce qu’ils pouvaient. Des vidéos montrant ces scènes de pillage circulent abondamment sur les réseaux sociaux.
À la suite du départ des rebelles qui avaient établi leur quartier général dans l’immeuble du sénateur, la résidence est restée totalement à l’abandon. Les gardiens ayant été chassés dès l’arrivée du M23-AFC, aucun dispositif de sécurité n’a été mis en place pour protéger le site, laissant libre cours aux actes de vandalisme.
Ce saccage vise une fois de plus les biens d’un acteur politique et entrepreneur qui, pourtant, est reconnu pour sa probité fiscale et sa conformité à la législation.
Ces événements illustrent non seulement l’insécurité persistante dans la région, alimentée par les actions criminelles du M23-AFC, mais aussi l’érosion du respect des biens privés dans un contexte de crise sécuritaire. En s’attaquant ainsi aux infrastructures d’un citoyen respectueux de la loi, c’est toute la notion d’État de droit qui est fragilisée par l’agression rwandaise.
Tony-Antoine Dibendila
