Devant la communauté congolaise vivant au Caire, en Égypte, ce dimanche 02 novembre, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accusé son homologue rwandais, Paul Kagame, de nourrir des ambitions de partition du territoire congolais. Selon lui, Kigali chercherait à annexer la partie orientale du pays, riche en ressources naturelles.
« Ses intentions sont belliqueuses et hégémoniques. Son objectif est de scinder notre pays et d’occuper, voire d’annexer la partie Est, une terre très riche en ressources minérales et agricoles », a déclaré le chef de l’État congolais.
Le président Tshisekedi a également passé en revue les différents processus de paix engagés pour tenter de mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC, citant notamment les initiatives de Nairobi, Luanda, Doha et Washington.
Il a regretté l’impasse du processus de Luanda, en raison de l’absence du président Kagame lors de la séance de signature en décembre 2024.
« Nous avons développé une diplomatie efficace parce que nous avons réussi à impulser une dynamique internationale qui visait à sanctionner le Rwanda. Depuis lors, il y a eu deux autres processus de paix : celui de Doha et celui de Washington », a-t-il souligné.
Félix Tshisekedi a annoncé la reprise des discussions de Doha dès la semaine prochaine.
Ces échanges devraient précéder une rencontre à Washington, sous la médiation du président Donald Trump, pour finaliser et entériner les accords de Doha et de Washington.
Pour rappel, la RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix en juin dernier, prévoyant notamment le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la neutralisation des FDLR.
Mais plusieurs mois après, aucune mise en œuvre concrète n’a été observée, tandis que les combats se poursuivent dans l’Est, où le gouvernement congolais reste en négociation avec le mouvement AFC/M23.
Franck Mubeneshay
