Face à la recrudescence des attaques attribuées au Rwanda dans l’axe Kamanyola–Uvira au Sud-Kivu, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a convoqué, mardi 9 décembre 2025, une réunion de crise avec les membres du Gouvernement impliqués dans les Accords de Washington, ainsi qu’avec les Vice-premiers ministres de l’Intérieur et de la Défense.
L’Objectif immédiat est de déployer une réponse d’urgence pour protéger les populations civiles et stabiliser la zone.
Le Gouvernement a passé en revue les rapports du CICR et de plusieurs organisations humanitaires, alors que la situation s’aggrave sur le terrain, notamment après les bombardements venus de Bugarama, au Rwanda, signalés dans la zone frontalière.
Selon le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, cette réunion vise à « regarder, avec les rapports du CICR et des organisations humanitaires, comment répondre efficacement à cette situation ».
La Première ministre a ordonné la mise en œuvre rapide des orientations du Chef de l’État, en particulier la protection des civils, la coordination militaire et l’appui humanitaire immédiat.
Le conflit, désormais régionalisé selon Kinshasa, nécessite une mobilisation renforcée de l’appareil sécuritaire.
Le Gouvernement congolais accuse Kigali de violer les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington, en poursuivant ses actions militaires et son implication dans les attaques dans le Sud-Kivu.
Les autorités rappellent l’impératif du respect strict des engagements diplomatiques afin d’éviter une nouvelle spirale d’escalade régionale.
Judith Suminwa a également instruit l’Exécutif d’intensifier la communication officielle, afin de contrer toute tentative de manipulation ou de propagande autour du conflit.
Une approche globale sécuritaire, humanitaire et communicationnelle est désormais activée pour faire face à l’urgence dans l’Est du pays.
La rédaction
