L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, consécutive à la démission de Vital Kamerhe, ne figure pas encore au calendrier de la session ordinaire de septembre. L’intérimaire de la chambre basse, le premier vice-président Jean-Claude Tshilumbayi, a indiqué jeudi 2 octobre que la décision finale dépendra des orientations du chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions.
« Je voulais rappeler ici que le chef de l’État, en tant qu’arbitre des crises institutionnelles, a été saisi de ce qui est arrivé à notre chambre. C’est constitutionnel, et nous attendons donc ses orientations », a déclaré le président intérimaire, lors de la plénière consacrée à la validation du calendrier de cette session.
Cette position, qui vise à préserver la stabilité institutionnelle, ne fait cependant pas l’unanimité.
Certains députés plaident pour que l’élection du président de l’Assemblée nationale et du rapporteur adjoint soit inscrite rapidement au calendrier, estimant qu’il en va du bon fonctionnement de la chambre.
D’autres, en revanche, jugent que la priorité de cette session reste ailleurs : « C’est une session essentiellement budgétaire. L’urgence, c’est l’examen et l’adoption du budget 2026, pas la mise en place immédiate d’un nouveau bureau », soulignent-ils.
Dans ce climat de divergence, la plénière de jeudi a révélé un Parlement partagé entre le souci d’assurer la continuité de ses travaux et la nécessité de respecter les équilibres politiques.
En attendant la position officielle du président Félix Tshisekedi, l’intérim assuré par Jean-Claude Tshilumbayi se poursuit, dans un contexte où les attentes citoyennes se concentrent davantage sur le budget et les réformes socio-économiques.
Franck Mubeneshay
