Assemblée nationale : la plénière prend acte de la réintégration d’Aimé Boji après sa démission du gouvernement

La plénière de l’Assemblée nationale a pris acte, ce mardi 21 octobre 2025, de la réintégration d’Aimé Boji Sangara dans son siège de député national, un jour après sa démission du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, où il occupait les fonctions de ministre de l’Industrie.

Élu de Walungu, dans la province du Sud-Kivu, sous le label du regroupement politique A/A-UNC (Actions des Alliés et Union pour la Nation Congolaise) dirigé par Vital Kamerhe, Aimé Boji retrouve ainsi l’hémicycle dans un contexte politique marqué par de fortes tractations autour de la succession de la présidence de l’Assemblée nationale, laissée vacante après la démission de son leader.

Dans le même registre, la plénière a également pris acte de la réintégration du député Jean-Pierre Kezamudru, ancien vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, élu de Niangara (Haut-Uele), également membre du regroupement A/A-UNC.

Ce dernier avait quitté le gouvernement Suminwa après un récent remaniement ministériel, son poste ayant été confié à Théodore Kazadi Mwayila.

Selon des sources proches du dossier, la décision d’Aimé Boji de quitter le gouvernement s’inscrit dans une démarche de fidélité politique et de responsabilité institutionnelle.

Il souhaite participer activement aux concertations internes de la majorité parlementaire en vue du choix du futur président de la chambre basse.

« Le ministre Boji a agi en toute loyauté envers son parti et son leader. Il veut contribuer à la stabilité institutionnelle et à la consolidation de la majorité autour du président Félix Tshisekedi », a confié un proche collaborateur.

Cette évolution marque un tournant stratégique pour l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), en quête d’une restructuration politique après le départ de son président national, Vital Kamerhe, de la tête de l’Assemblée nationale.

Plusieurs cadres influents de la majorité, parmi lesquels Bahati Lukwebo, Jean-Lucien Bussa et Christophe Lutundula, figurent parmi les personnalités consultées dans le cadre de ces discussions politiques de haut niveau.

Le week-end dernier, la direction politique de l’UNC avait rappelé qu’aucun successeur officiel à Kamerhe n’avait encore été désigné, précisant attendre les orientations du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, autorité morale de l’Union sacrée de la Nation (USN).

Dans les coulisses du Palais du Peuple, plusieurs sources affirment que les tractations s’intensifient pour garantir une succession apaisée et préserver la cohésion de la majorité présidentielle, à la veille de la rentrée parlementaire.

Âgé de 52 ans, Aimé Boji Sangara est considéré comme un technocrate modéré, réputé pour sa rigueur et sa proximité avec Vital Kamerhe, dont il est l’un des collaborateurs les plus fidèles depuis la création de l’UNC.

Son profil conciliant et expérimenté en fait, selon plusieurs observateurs, l’un des favoris potentiels pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale.

Franck Mubeneshay

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