Plusieurs centaines de jeunes, dont des mineurs, ont été arrêtés tôt ce mardi 30 septembre 2025 à Bukavu, dans le quartier Nyalukemba (avenues Irambo, Albert Kayabu et Bya’ene), par descombattants du M23-AFC. Selon des sources de la société civile et des ONG de défense des droits de l’homme, les personnes interpellées ont été conduites au camp militaire Saio, sans qu’aucun motif officiel n’ait été communiqué.
Des témoignages concordants laissent craindre soit un recrutement forcé pour intégrer les rangs de ce mouvement armé, soit une stratégie d’intimidation visant à dissuader la jeunesse locale de toute revendication sociale ou politique.
« Ces arrestations massives plongent la population dans la peur », indique un acteur de la société civile contacté par téléphone.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une violation flagrante du droit international.
Elles rappellent que le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, les Conventions de Genève et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale interdisent l’enrôlement d’enfants et de civils dans des conflits armés.
La population de Bukavu, déjà éprouvée par l’insécurité et les violences liées à la guerre, vit désormais dans une psychose générale. Aux dernières informations recueillies par la société civile, certains des jeunes arrêtés seraient transférés vers le camp militaire de Rumangabo, au Nord-Kivu, pour une éventuelle formation militaire forcée.
La rédaction
