Kinshasa et Kigali ont confirmé, le 1er octobre 2025, le lancement de l’ordre d’opération issu de l’accord de Washington, signé sous les auspices des États-Unis. Cette étape vise principalement la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et de leurs groupes associés, ainsi que le désengagement progressif des forces rwandaises et la levée de leurs mesures défensives.
La décision a été entérinée lors de la troisième réunion du Comité conjoint de surveillance, tenue à Washington en présence des représentants de la RDC, du Rwanda, des États-Unis, du Qatar, du Togo (facilitateur de l’Union africaine) et de la Commission de l’UA.
Selon un communiqué du Département d’État américain, le comité a reconnu les difficultés persistantes dans l’Est de la RDC mais a convenu d’« actions concrètes » pour la pleine application de l’accord, parmi lesquelles l’accès du CICR à tous les détenus.
Les parties se sont également engagées à éviter tout discours ou acte hostile, y compris dans les forums internationaux, afin de ne pas compromettre la mise en œuvre du processus de paix.
Le comité a aussi annoncé qu’une quatrième réunion se tiendra après celle du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (MCCS), prévue les 21 et 22 octobre.
La RDC et le Rwanda ont exprimé leur gratitude aux États-Unis, au Qatar et à l’Union africaine pour leur appui diplomatique.
Cet accord de Washington, signé après la chute de Goma et de Bukavu et l’échec du processus de Luanda, constitue avec le processus de Doha deux initiatives diplomatiques complémentaires.
Alors que l’accord de Washington se concentre sur la coopération régionale, le processus de Doha aborde les dimensions internes du conflit, notamment la restauration de l’autorité de l’État et la réintégration des groupes armés.
Franck Mubeneshay
