A Paris, l’ex-chef de guerre congolais Roger Lumbala jugé pour «crimes contre l’humanité et participation à une association de malfaiteurs»

Le procès de l’ancien chef rebelle congolais Roger Lumbala s’est ouvert ce mercredi 12 novembre devant la Cour d’assises de Paris, où il est poursuivi pour complicité de crimes contre l’humanité et participation à une association de malfaiteurs, pour des faits commis entre 2002 et 2003 dans l’est de la République démocratique du Congo.

Plusieurs dizaines de témoins doivent être entendus au cours de cette procédure inédite en France.

Lumbala, qui rejette les accusations, a demandé la comparution de Jean-Pierre Bemba, actuel vice-Premier ministre congolais, ainsi que celle de Constant Ndima, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu.

La Cour attend encore la réponse officielle à ces convocations.

Les avocats de l’accusé ont également sollicité l’audition d’anciens membres du Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N), le mouvement armé que dirigeait M. Lumbala à l’époque des faits.

L’affaire trouve son origine dans une enquête préliminaire ouverte en décembre 2016, suivie d’une information judiciaire en janvier 2021, après plusieurs signalements d’ONG sur des exactions commises contre des civils.

Dans le cadre de l’entraide judiciaire internationale, l’ambassadeur de France à Kinshasa a transmis aux autorités congolaises la citation à comparaître adressée à M. Bemba, libres de l’exécuter ou non.

En amont du procès, le diplomate français avait rencontré à plusieurs reprises les ministres congolais de la Justice Constant Mutamba en avril 2025, Mbemba en juillet et Guillaume Ngefa en septembre afin de prévenir tout malentendu autour de cette procédure sensible.

Franck Mubeneshay

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