Le Président de la République Félix Tshisekedi a réagi ce lundi 22 septembre à la démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale. Interrogé par la presse lors de son séjour à New York pour des rencontres diplomatiques, il a tenu à clarifier sa position en soulignant que ces bouleversements relèvent d’une « dynamique interne » à l’institution législative et non d’un désaccord politique.
« Je considère Kamerhe toujours comme un allié, un frère », a déclaré le Chef de l’État, dissociant ainsi les tensions parlementaires de l’alliance présidentielle.
Il a rappelé que des concertations avaient été menées avec les principaux responsables des institutions – Sénat, Assemblée, Gouvernement et Conseil supérieur de la magistrature – pour préparer une rentrée parlementaire apaisée.
Toutefois, certains députés ont choisi de suivre leur propre logique, provoquant des mouvements internes au bureau de l’Assemblée.
De son côté, Vital Kamerhe a affirmé que sa démission n’était pas motivée par un conflit avec le Président, mais par des tensions internes à la Chambre basse.
Le leader de l’UNC a réitéré son soutien à Félix Tshisekedi et son engagement dans l’alliance au sein de l’Union sacrée, tout en prenant ses distances avec les pétitions visant d’autres membres du bureau parlementaire.
Pour Félix Tshisekedi, la priorité reste la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle.
Il a insisté sur le fait que le bon fonctionnement du pays dépend de la coopération entre acteurs politiques, plutôt que de décisions individuelles.
Selon lui, le départ de Kamerhe n’affecte pas la solidité de l’alliance, qui demeure stratégique et durable tant que ses composantes choisissent de la préserver.
Franck Mubeneshay
