Un vent de contestation souffle sur la chambre basse du Parlement. Plusieurs députés nationaux ont annoncé, ce vendredi 26 septembre 2025, leur intention de lancer une pétition contre Jean-Claude Tshilumbayi, président intérimaire de l’Assemblée nationale.
Ils l’accusent d’avoir imposé, par un « forcing », l’adoption du rapport de la commission spéciale chargée d’examiner les pétitions visant trois membres du Bureau.
Selon ces élus, le vote organisé en plénière pour statuer sur le sort de Jacques Djoli (rapporteur), Chimène Polipoli (questeure) et Grâce Neema (questeure adjointe) s’est déroulé dans des conditions irrégulières.
Ils reprochent à Tshilumbayi d’avoir limité le scrutin à la seule formule : « Qui sont pour ? », sans donner la possibilité aux députés de se prononcer contre.
« Nous assistons à la mort définitive de la démocratie en RDC », a dénoncé un député, fustigeant ce qu’il qualifie de « gangstérisme parlementaire ».
Pour lui et d’autres contestataires, ce procédé a porté atteinte à la crédibilité de l’Assemblée nationale aux yeux de l’opinion publique et de la communauté internationale.
Dans cette atmosphère tendue, les élus favorables à la pétition disent vouloir « sauver la démocratie » en exigeant la destitution de Tshilumbayi. Cette nouvelle initiative s’ajoute à la crise institutionnelle déjà ouverte par les démissions récentes de Vital Kamerhe et Dominique Munongo du Bureau de l’Assemblée.
Les prochains jours s’annoncent décisifs, alors que la chambre basse doit à la fois gérer les remous internes et préparer le remplacement des deux postes vacants laissés par les démissions.
Franck Mubeneshay
