L’Assemblée nationale a ouvert ce lundi 15 septembre 2025, sa session ordinaire de septembre, essentiellement consacrée à l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. La cérémonie s’est tenue au Palais du peuple à Kinshasa, sous la présidence de Vital Kamerhe, président de la chambre basse du Parlement.
Une rentrée qui a toutefois connu, dans un contexte de tensions, le dépôt d’une pétition visant la destitution du président Kamerhe de la tête de la chambre basse.
Plus tôt, dans son discours, M. Kamerhe a reconnu l’existence de pétitions déposées contre certains membres du bureau, y compris contre lui-même, tout en appelant à la sérénité : « Il me semble à propos de rappeler que cette initiative devrait être réconsidérée, à la lumière des avancées notables enregistrées dans la prise en charge des principales préoccupations soulevées, et aussi au regard du contexte particulier que traverse notre pays. »
Le président de l’Assemblée a toutefois souligné que ces démarches parlementaires sont « légitimes » et témoignent de la vitalité démocratique de la nation, quoi qu’il a demandé « pardon » aux élus pour tout acte ou parole qui a froissé. A la fin de la cérémonie, après avoir déposé la pétition, les députés auteurs ont assuré « poursuivre le processus de destitution. »
Plus tôt, Kamerhe avait affirmé attendre avec intérêt leurs rapports de vacances parlementaires afin de transmettre les préoccupations des populations aux exécutifs, pour une meilleure prise en charge.
Cette session de septembre, considérée comme l’une des plus importantes de l’année, doit être dominée par le débat budgétaire sur les prévisions de l’État pour l’année 2026. Mais visiblement, les confrontations politiques semblent l’emporter.
La rédaction
