À l’occasion du lancement officiel de la grande échéance fiscale pour l’impôt foncier (IF) et l’impôt sur les revenus locatifs (IRL), le ministre provincial des Finances Magloire Kabemba a appelé les Kinois au civisme fiscal. Entre ambition de développement et menace de sanctions, la ville de Kinshasa entend mettre fin à la stagnation de ses recettes.
Ce mardi, lors d’une cérémonie officielle, Magloire Kabemba ministre provincial des Finances et Économie, a donné le coup d’envoi de la campagne de recouvrement pour l’exercice 2026. Dans son allocution, le ministre a pointé du doigt un déséquilibre frappant. Alors que la capitale congolaise connaît une explosion de constructions et une croissance démographique, les caisses de la ville ne suivent pas la même courbe.
« Toutes les données démontrent que le potentiel fiscal de Kinshasa reste largement sous-exploité », a déploré Magloire Kabemba. « Nous assistons à un véritable boom immobilier dans les 24 communes, mais les recettes urbaines restent stagnantes depuis plusieurs années. »
Pour le ministre, ce décalage entre la prospérité visible du secteur immobilier et les revenus fiscaux urbains freine directement le financement des services sociaux de base comme la voirie, l’éclairage public et l’assainissement.
Le ministre Kabemba a profité de cette tribune pour clarifier les modalités de paiement, rappelant que l’Impôt sur le Revenu Locatif (IRL) repose sur une retenue à la source effectuée par le locataire. Le versement doit impérativement se faire au plus tard le 10 du mois suivant le paiement du loyer, via les formulaires de la DGRK, disponibles en bureaux ou en ligne.
Les taux de paiement varient selon les catégories. 450 dollars l’année pour la catégorie 1 qui comprend notamment la commune de la Gombe, 150 dollars pour la deuxième catégorie, 50 dollars pour la troisième et 10 pour la catégorie 4 qui compte la commune de Kimbanseke.
Tony-Antoine Dibendila
