Le gouvernement congolais a engagé une nouvelle étape dans la lutte contre la crise du logement à Kinshasa grâce au lancement du vaste projet immobilier « Cité Jardin de Kinshasa », fruit d’un partenariat conclu en février dernier avec la société Modern Construction. Les travaux ont été officiellement lancés le samedi 22 novembre par le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro.
Prévue dans la commune de la N’sele, cette cité intégrée ambitionne de développer 5 800 logements sociaux, une réponse jugée essentielle face au déficit évalué à près de 4 millions d’habitations dans la capitale.
Lors de la cérémonie, Alexis Gisaro a rappelé que ce chantier s’inscrivait dans la ligne directrice du président Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur l’amélioration des conditions de vie.
« Offrir un habitat décent est au cœur de la vision du chef de l’État. La Cité Jardin de Kinshasa propose un cadre urbanisé, structuré et moderne, conforme au type de projets que nous voulons développer pour la capitale », a-t-il expliqué.
Selon le ministre, les premiers résultats sont attendus dès 2026, avec la livraison d’un lot initial de 500 logements, tandis que l’ensemble du projet devrait s’achever dans un délai estimé à quatre ans et demi.
Le directeur général de Modern Construction, André Bangulu, a détaillé les trois piliers du projet : social, urbain et environnemental.
Il a également dévoilé les tarifs, payables sur une période de 60 mois :
• 59 900 USD pour une villa de 2 chambres
• 79 900 USD pour une villa de 3 chambres
Ces prix incluent la construction des habitations, mais aussi l’aménagement global : voiries internes, espaces verts, et équipements essentiels garantissant un environnement sécurisé et moderne.
Bangulu a souligné que ces coûts avaient été fixés avec l’objectif de rester accessibles au plus grand nombre, tout en respectant les normes fixées par les autorités.
Modern Construction a appelé l’État à maintenir un appui technique, réglementaire et institutionnel pour garantir le succès du programme.
Déjà, sur le site de la N’sele, les premières infrastructures commencent à prendre forme, tandis que les travaux se poursuivent conformément au calendrier fixé.
Franck Mubeneshay
